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On assiste, chez les jeunes, à une passion florissante pour le piercing et le tatouage ainsi que pour des pratiques de modifications corporelles. On compte en France au moins 100.000 actes de piercing par an (ref : National plan viral hepatitis B and C 2002-2005).
On estime le nombre de Perceurs en Europe de l'Ouest à 6000 minimum. Selon l'Assistance Publique 20 à 30% des piercings font l'objet de complications et d'infections locales. Les adeptes du piercing sont souvent insuffisamment renseignés sur les risques sanitaires et sur les complications auxquelles ils s'exposent.
Une étude réalisée sur le Body Piercing révèle qu'une modification corporelle, en l'absence de précautions, peut être la cause d'infections virales telles que l'hépatite C and B, HIV, infections bactériologiques
En Europe, depuis fin 2002 au moins deux décès ont été attribués au piercing. La Commission Européenne a recommandé aux états membres d'intensifier leurs efforts dans ce domaine et de prendre toutes mesures nécessaires pour que le piercing se pratique selon des règles élémentaires d'hygiène telles que le port de gants et la stérilisation des aiguilles.
Tout Etat responsable devrait imposer le personnel de studio de piercing à suivre une formation et à être soumis à des tests écrits et pratiques dont le programme porterait sur les risques sanitaires, stérilisation, asepsie, structure de la peau, et infections communes et éliminations des déchets.
Tout professionnel de piercing devrait faire l'objet d'inspection de leur studio, dès l'ouverture et de façon périodique, par un organisme dépendant du Ministère de la Santé ou de la Préfecture, en vue de l'obtention d'un permis d'exercer. |